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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 21:22

Certains marins voient dans mon article précédent sur la sécurité portuaire un argument "de patron". Mais à force de crier que les mesures d'économies ne visent rien d'autres qu'à enrichir un peu plus le patron, on ne va pas en effet aller très loin... Car, on en est même plus là : on cherche à sauver ce qui peut l'être en rognant sur les dépenses inconsidérées. 

Faire supporter un tel dispositif "sécurité" -qu'on est en droit vu les statistiques sur 1 an à juger pour le moins très luxueux- à des sociétés dans le rouge qui n'ont déjà pas un chiffre d'affaire bien florissant, cela parait déraisonnable, sauf à vouloir définitivement faire couler le(s) prestataire(s)...

D'ailleurs, dans le courrier que nous, salariés (90% de signataires) avions par le passé envoyé à D. Bussereau, nous dénoncions déjà cet état de fait en demandant pourquoi le coût de la sécurité portuaire retombait financièrement sur les entreprises privées.

Après tout, pourquoi l'état de mettrait pas la main à la poche pour la sécurité de ses ports. Il ferait une bonne action au passage en maintenant des emplois de marins, plutôt que de laisser leur employeur couler à petit feu et risquer la mise au chomage.

Mais s'il est mieux de foncer tête dans le mur et de sacrifier 75 emplois plutôt que d'essayer par un dimensionnement rationnel du dispositif sécurité d'en sécuriser justement le plus grand nombre possible, alors soit.

Certains prôneraient ainsi la théorie du "si je dois crever, que tout le monde crève avec moi". Pour un peu on se croirait au temps de la secte "le temple du Peuple" du "révérend" Jim Jones. Sans moi !

Car si la SNRH pouvait survivre avec 5 types par équipage et 10 coques de sécurité, je dirais oui tout de suite. Mais on est loin du compte.

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Published by Lorelei - dans Divers
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commentaires

Jean-Baptiste 24/10/2010 18:09



Les autres ports européens ne connaissent pas ce genre de problème. La crise est déjà presque oubliée à Rotterdam, où les cargaisons entrent en masse, bien souvent pour la France. Les grands
ports ont plusieurs sociétés de remorquage et elles semblent bien se porter. Bien sûr, ce n'est pas une concurrence aussi conflictuelle qu'au Havre, et heureusement. Mais, avec un peu
d'intelligebce et de bonne volonté, il me semble que le Havre pourrait parfaitement avoit une saine concurrence entre 2 sociétés de remorquage. Evidemment, avec la question de la sécurité, ça
n'aide pas...


Pour ce qui est de la nationalisation des pertes et la privatisation des profits, laissez-moi doucement rigoler. Les sociétés comme les personnes payent des impots. Ces impots servent entre autre
à financer les infrastructures portuaires, utilisées par tous, comme partout ailleurs. Les services de remorquage, eux sont offerts par une société privée à une autre société privée, moyennant
rémunération, sur laquelle l'Etat prélève sa part, sous forme de TVA, entre autres. Il n'y a donc pas, donc, de privatisation des profits. Quant à la nationalisation des pertes, de quoi
parle-t-on? En France, les sociétés de remorquage ont l'obligation de supporter des coûts de permanence exorbitants, pour pouvoir être en permanence réquisitionnés par l'Etat pour la sécurité. Il
s'agit donc d'un impot supplémentaire, en nature, que l'Etat prélève sur une catégorie de sociétés. En violation complète de l'égalité devant l'impot garabtie par la loi...



loufoc 24/10/2010 12:36



Message pour "Eternelle chanson"


Vos palabres à vous aussi sont des éternelles chansons et si vous aviez le courage, monsieur Bourgeois de signer vos posts sur ce blog, votre démarche n'en serait que plus claire: "pas de
concurrence dans le remorquage portuaire en France" !


Très dur donc d'expliquer à vos collègues des coques rouges, la vérité sur votre actuelle posture, qui ne brouille au fond les pistes que de ceux qui sont plus sourds que ceux qui ne veulent pas
entendre.


En 2008 chez Migraine vous avez d'ailleurs clairement fait état de vos ambitions: "après la fermeture de SNRH, je retourne à Liomer m'occuper de mes abeilles"...


D'un type d'abeilles à l'autre....


 



eternelle chanson 23/10/2010 09:40



Le chantage à l'emploi, un autre refrain usé jusqu'à la corde.


Le seul constat réaliste : il n'y a pas de place pour 2 compagnies de remorquage. rentables au Havre. Tout celà était connu dès le départ.



eternelle chanson 22/10/2010 23:21



Nationalisation des pertes, privatisation des profits. Le refrain est usé ma pauvre dame.


Un société privée peut venir s'installer dans un port public, aux infrastrucures payées et entretenues par nos impots, pour gagner de l'argent (beaucoup de préférence). Mais partciper à la
sécurité ah ça non alors, ou alors avec l'agent public ! Vive le libéralisme !



Lorelei 22/10/2010 23:34



Je pense que depuis 5 ans, la SNRH a largement payé la contribution pour utiliser les infrastructures payées et entretenues par nos impots. Et payé très cher quand on voit comment
les infrastructures tournent. Et plus que tout pour gagner zéro euros mais aligner 5 bilans déficitaires. 


Participer à la sécurité oui. Crever et renvoyer des gens au chomage en partie à cause d'un dispositif sécurité démesuré non.


Mais si vous préférez que la SNRH ferme et envoie ses employés aux ASSEDICS / BCMOM et que 75 personnes de plus vivent au crochet d'allocations, OK, vive le jusqu'au boutisme !