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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 07:22

Bon cette fois ci, ça y est, on n'a pas pu passer à travers : le couperet de la suspension est tombé hier à minuit.

On faisait  pourtant dès l'aube hier matin la Une de la presse locale qui titrait :"les remorqueurs rtouges cloués à quai". Ils avaient pris leur désir pour des réalités un peu trop tôt mais il est vrai que nous attendions une notification officielle par voie d'huissier ou autre comme par le passé, mais pour certains, la simple transmission par fax à nos avocats du verdict du Conseil d'Etat aurait dû suffire à nous bloquer. Or non : la décision doit être notifiée par tout moyen certes mais aux parties (c'est écrit dans le code de Justice Administrative).

 

Pendant que CGT et CFDT se réjouissent de la situation, le SIPR inquiet a lancé un communiqué à la presse dont voici quelques extraits :

 

(...) Contrairement à ce que laisse entendre un représentant CFDT les salariés de la SNRH ne sont pas du tout satisfaits du jugement du Conseil d’Etat de suspendre la décision du Tribunal Administratif de Rouen.

Tous les salariés, navigants et sédentaires sont aujourd’hui inquiets pour la pérennité de leurs emplois. Plus de 75 emplois sont en jeu.

(...)

Il est tout à fait hors de question que notre statut de marin soit aujourd’hui remis en cause pour le « confort » de certains qui se disent représentatifs d’une profession et craignent de perdre leurs prétendus acquis sociaux.

Aucune autre société de remorquage portuaire opérant en France actuellement ne subit une telle pression de la part des administrations de tutelle.

L’inspection du travail maritime du Havre nous informe de manquements à la réglementation mais lorsque nous posons la question d’éventuels manquements chez nos confrères exerçant dans d’autres ports français la seule position de cette administration consiste à ignorer la question et à se déclarer « incompétente » car « hors de sa juridiction ».

De même lorsque des marins de la SNRH sont directement attaqués dans l’exercice de leur profession, notamment par des tentatives manifestes d’intimidation et des actes dangereux et contraires au « Règlement international pour prévenir les abordages en mer » (RIPAM) les administrations de tutelle se déclarent incompétentes à juger de tels comportements et préfèrent botter en touche pour ne « pas faire de vague ».

 

HARCELEMENT – DISCRIMINATION – INJUSTICE

HONTE à l’administration française.

  

Les salariés de la SNRH souhaitent travailler dans un climat social apaisé et voudraient sincèrement pouvoir envisager l’avenir avec sérénité." Fin de citation.

 

Allons nous bientôt voir revenir au Havre le monopole des Abeilles ? suspense !

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Published by Lorelei - dans Autopsie
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commentaires

moi 21/07/2010 19:49



oui tres bonne idee chacun fait ce qu il veut comme dans 2/3 ans le nombres de marins dans le remorquage au havre sera de 50 poilus pour 2 compagnies


 


elle est belle la sauvegarde de l emploi


vous vous battez pour conservez 75 emplois et a cote  de ca une autre bataille pour reduire l emploi(le passage a 3 sur les remorqueurs notemment combien d emploi en  moins????) alors
la bataille pour sauver des emplois a la snrh  laisser moi rire



Lorelei 22/07/2010 00:21



Si l'organisation du travail au remorquage ne coutait pas si cher (merci les accords APERMA) avec 11 hres de repos consécutives ou aux Abeilles votre 24/48, les entreprises auraient moins de
charges et une masse salariale moindre qui rendrait l'activité plus viable.


Le passage à 3, ce n'est pas par choix : plutot que de faire travailler honnêtement 4 personnes à bord bien optimisées, vous poussez les patrons à en garder 3 bien engraissés. L'argument ne
va pas vous plaire mais la dernière décision du Conseil d'Etat c'est une raison supplémentaire de diminuer la voilure. Moins vous voulez en faire, moins vous allez être nombreux à le
faire. Question de rationalisation des coûts. A trop tirer sur la corde...



olivier 21/07/2010 16:14



En lisant la réaction de certains j'ai parfois l'impression que sur le problème de fond, à savoir la durée du temps de travail, si les instances francaises se penchaient sur ce problème dans
d'autres secteurs comme le peche, le long cours, ou encore l'offshore, certains d'entre vous seraient effarés du nombre d'heures effectués par semaine, sans avoir beaucoup plus de 6 heures de
repos, toutes effectuées à bord bien sur. Alors pourquoi ces messieurs des syndicats, surtout ceux exerçant leurs talents de tribuns au havre, n'en parlent-ils pas? C'est pour la bonne raison que
nous, marins employés dans ces secteurs ne trouvont rien à redire au système tel que nous l'avons signé dans nos contrats,et que nous sommes content d'avoir un emploi de marin,meme si je pense
sincèrement que les sacrifices consentis sont bien plus important qu'au remorquage portuaire.Alors pourquoi ne pas laisser les gens travailler,car je doute que les salariés de la SNRH se
réjouissent de cette décision, prise par une poignée de syndicalistes qui se croient encore au temps de Germinal.Maintenant,ils serait déçent d'aller expliquer de vive voix,aux salariés de la
SNRH votre combat, mais peut etre est_il plus facile pour vous de vous exprimer par lettre qu'oralement.


 



Lorelei 22/07/2010 00:06



Bonsoir Olivier et merci du commentaire :


Les marins de la SNRH mènent au portuaire leur propre combat. A eux de voir comment ils souhaitent défendre la spécificité -encore actuellement en vigueur- de leur statut. N'étant pas
marin, je ne peux décider pour eux. Ils connaissent ma position et mes convictions. Certains lisent ce blog. La parole est libre malgré ce que certains voudraient faire croire. Il est clair que
la décision du conseil d'Etat qui réjouit la CFDT va se faire au détriment du confort de vie des marins pour 2 heures de "repos" de plus sur 24hrs. De 9hrs de repos en continu on doit passer à
11hrs. En plus le repos à bord est de plus en plus remis en cause, Il parait que c'est du "progrès social". Soit.


Nous avons par ailleurs tous connaissance et conscience des conditions de travail à la pêche ou ailleurs et les marins du portuaire sont assurément les marins parmi les mieux lotis de toute la
profession. La raison est simple et fort bien expliquée dans cet article du 24/09/09 par M. Courland :" Par un syndicalisme de proximité impératif et égoïste (et je rajoute aidé par une situation
de monopole), les Abeilles se sont dotées d'une belle pelote. Dans la marine marchande, plus les marins restent éloignés longtemps, moins ils ont d'avantages : les absents ont toujours tort."


Si cette situation ne chagrine pas les syndicats, vous devriez aussi vous tourner vers l'inspection du travail. Plusieurs fois lors de controles répétés chez nous à éplucher les relevés
d'heures heure par heure de mes collègues marins, on leur a demandé ce qu'ils pensaient de la situation et des abus à la pêche. Réponse:"on est ici au portuaire, pas à la pêche".
Re-soit.


Pourquoi les syndicats au portuaire ne s'occupent pas de votre cas ? Il faudrait leur demander. Sans doute parce qu'ils préfèrent s'occuper d'eux et comme ils ne montrent déjà aucun respect ni
solidarité entre eux... Notre DS CFDT dans son communiqué du jour se permet d'insulter un ses collègues capitaines. Belle image !


Car pour un officier C1, autre chose qu'un C1 au commandement d'un remorqueur semble inconcevable. S'ils discréditent autant les 500 UMS et se battent comme des chiens pour ces places, c'est
qu'en effet, la soupe est bien bonne mais désolée, il n'y en aura pas pour tout le monde. Les marins sont une petite population regroupée sous une même appellation mais aux avantages
considérablement disparates. Il faudrait peut-être penser à vous scinder entre "les vrais" et "les faux" :)!?


En tout cas, pour vous j'espère que pénibilité et régime spécial resteront pour longtemps d'actualité et que les conditions de travail seront un jour mieux controllées ou qu'au moins votre
travail paiera.


Bon courage.



moi 21/07/2010 12:02



un depart en retraite non remplace c est certe pas un licenciement mais ca n en reste pas moins une perte d emploi des personnes en moins a travailler


de plus faites le meme bilan uniquement sur le port du havre et ce n est plus une baisse de 12 emplois sur 4 ans



Lorelei 21/07/2010 23:01



Ca c'est clair que le bilan sur l'ensemble du port du Havre c'est bien plus lourd que 12 emplois perdus en 4 ans ! Là on est d'accord sur 1 point. Mais ne me dites pas que c'est de la faute
de la SNRH. Enfin s'il y a eu que 12 emplois "perdus" aux Abeilles, il y en a eu 75 de créés à la SNRH donc pour l'instant il y a eu de la création d'emploi au remorquage. De là à
savoir combien de temps cela va durer, OK mais tout de même.



Jean-Baptiste 21/07/2010 07:32



Bien dit Laurette !!!



J.E 20/07/2010 18:32



Monsieur Riteau , je constate qu'une fois de plus vous êts dune mauvaise foi digne d'un politicien de bas étage.


vous pleurnichez sur des emplois mal payés, mais à cause de vous les différents plans sociaux ont supprimé combien de postes chez votre concurrent?


Vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas, voua avez eu plusieurs années pour vous mettre en règle et non aux règles des voyous qui  ont facilité illégalement votre implantation sur l
port du Havre. Le CMp une fois encore n'a pas été respecté;


Vous avez des "prix" car vous n'avez pas les mêmes contraintes,vous aimeriez revenir au temps de l'esclavage pour privilégier les actionnaires de votre société.Vous crachez votre fiel sur les
syndicats  qui n'ont pas le droit d'exister dans votre entreprise.Vous êtes d'une bassesse inouie , tout cela pour le profit de vos actionnaires.Digne de faire partie de la bande de Parisot.


Vous êtes venus comme des voyous vous avez le traitement réservé à cette caste.


bien a vous


J.E



Lorelei 21/07/2010 00:03



Bien que je n'applique pas de censure, il y a parfois des commentaires aussi bêtes que déplacés qui donnent envie d'appuyer sur "SUPP".


Vous avez apparemment lu le Marin du 11 juin 2010 sans lire mon droit de réponse paru 2 semaines plus tard. M. Riteau, à qui vous adressez vos chaleureuses salutations n'est pas l'auteur des
articles de ce blog. Si vous voulez lui adresser vos états d'âmes, demandez son adresse à Alain Bourgeois, il se fera une joie de vous la donner.


Vous posez des questions sur les emplois perdus chez Boluda, je vais donc vous demander de nous expliquer où est le drame d'une masse salariale passée de 178 personnes en 2005 à 166 en 2009
(publication officielle des comptes Boluda, page bilan des 5 dernières années) soit une variation de 12 personnes sur 4 ans. Dites nous plutot combien de départ en retraite il y a eu entre temps,
on gagnera du temps.


Si l'implantation de la SNRH vous dérange, nous sommes désolés de vous dire que nous avons obtenu les autorisations nécessaires règlementaires, que ce soit l'agrément portuaire ou des décisions
d'effectif validées des Affaires Maritimes. S'il a fallu 5 ans pour que la France et ses institutions soient en mesure de dire ce qui ne va pas dans cette organisation après l'avoir pourtant
validée, prenez-vous en aux incompétents qui ont "géré" ce dossier.


Par ailleurs, il y a actuellement à la SNRH, 3 délégués syndicaux : FO, CFDT et SIPR. Je ne vois pas en quoi les syndicats n'ont pas le droit d'exister. Vous trouvez sans doute que 3 DS pour 75
personnes, ce n'est pas assez : c'est vrai qu'il manque la CGT, la CFE CGC, la CFTC... Nul n'est parfait...


Par ailleurs, malgré vos propres contraintes d'exploitation, vous semblez vous memes en mesure de faire des "prix" et encore moindres que les notres puisque vous nous avez repris des
clients, comme HAPAG et je ne pense pas que ce dernier ne soit repassé chez les Abeilles que pour les beaux yeux de votre charmant patron.


Mettez vous aussi dans le crâne que la "bande à Parisot" représente des entrepreneurs et investisseurs sans lesquels des millions de personne n'auraient pas d'emplois. Vous memes vous etes là
parcequ'un industriel espagnol a bien voulu investir dans l'ancien joujou de Bourbon. Ca pue peut-être le fric et les actionnaires mais c'est quand même grâce à eux que vous bouffez tous les
soirs. Et ne dites pas que la soupe n'est pas bonne, ça vous évitera d'être à nouveau ridicule.


Enfin accuser les autres de bassesse inouie quand vous videz vous meme votre fiel sur un blog en embuscade derrière un pseudo, facile. Je n'ai pas trop de mal à savoir dans quel camp
est le courage.


Bien à vous


Laure


 



moi 20/07/2010 17:54



c est bien je vois qu a la snrh on conserve son sens de l humour malgres tout


pauvre victime d un systeme corrompu (qui vous a servi jusqu a ce jour).


quand la justice donne des avis en votre faveur elle n est pas corrompue mais des que le vent tourne alors elle l est.....



Lorelei 20/07/2010 23:26



A ce petit jeu là ca peu durer longtemps car n'est ce pas vous qui criez à l'injustice depuis 5 ans ? Juste retour des choses, chacun voyant midi à sa porte.


Par ailleurs, j'ai juste dit que le jugement du tribunal de Rouen n'avait pas fait le poids contre celui du Conseil d'Etat. Maintenant je ne suis pas à même de dire qui a tort ou qui a raison.
Sauf que le Juge du TA de Rouen a dit que la législation n'ayant pas évolué entre le moment où l'on nous a validé nos décisions d'effectif et maintenant, il n'y avait donc pas de raison de
remettre en cause notre organisation du travail, inchangée elle aussi.


Cette conclusion me plaisait bien.


Maintenant, le conseil d'Etat trouve à redire sur les repos consentis. Soit. Il est quand meme curieux qu'il ait fallu 5 ans pour en arriver là. J'en conclue que la chose n'était pas si
évidente que cela à trancher malgré ce que nos détracteurs sous-entendaient. Certaines notions ne sont pas claires. La subjectivité est donc de mise dès lors qu'on a des interprétations
différentes sur les repos selon les Affaires Maritimes, l'inspection du travail et Armateurs de France . 


Donc oui, il vaut mieux conserver son sens de l'humour. Car ça au moins, c'est une valeur sure.



Jean-Baptiste 20/07/2010 11:04



Salut Laure. Désolé de lire ça. Je vois que les choses ne changent toujours pas en France. Des "syndicats" nationaux qui défendent tout, sauf les intérêts des salariés, une administration
incapable elle-aussi de défendre l'intérêt général et des politiciens locaux ou nationaux vendus à quelques entreprises privées. Faites votre choix. En tout cas, c'est le genre de coup qui va
continuer à renforcer l'image négative du Havre, image hélas méritée quand on compare ce port à ses voisins européens.



Lorelei 20/07/2010 23:31



Eh oui, la France est un drole de pays, souvent dure à suivre et toujours pleine de contradictions !


De la même façon qu'on ne veut pas travailler au dela de 60 ans pour la retraite alors que les caisses seront vides et que l'espérance de vie s'allonge sans cesse, l'administration veut que
la SNRH embauche 20 personnes pour pouvoir travailler alors que la boite n'a pas les moyens financiers, qu'il y a une vraie pénurie de chefs méca sur le marché et qu'il faut au
minimum 2 mois pour former un capitaine. Mais tout cela ce n'est pas leur probleme, c'est même pour eux un détail :  ils s'en foutent!